Ça fait une semaine que je suis revenu de Lençois, une semaine partagée entre me promener dans Salvador, de l’entretien du bateau, des recherches de pièces, du repérage pour la suite du voyage, du repos et encore…

Donc soit je tente un récit bien structuré et je risque le surfait, soit je commence un medley d’impressions qui correspond plus a comment j’ai cheminé dans la semaine mais qui risque le brouillon… on va voir.

Dimanche, Chapadas Diamantinas : on en était au troisième jour avec pas mal de km dans les pattes et quelques heures de voiture pour rejoindre la piste de la cascade de Fumaça donc nous avons choisi une quatrième journée tranquille, sans voiture, à pied depuis la ville de Lençois.

Des pistes quelquefois reconnaissables par tous mais aussi de temps en temps pour initiés surtout lorsqu’il s’agit de faire un pas de côté (ou en hauteur) pour voir quelque chose d’interessant.

Comme cette formation rocheuse en forme…

On en était donc au fond du Rio Manassaia.

Un moment de paix.

Mi-journée de la deuxième journée de ce voyage entrepris par hasard. One thing leads to another, une chose conduit à une autre. En fait, une série de choses, peut-être improbables mises bout à bout. De toutes façons nous sommes dans une époque de l’inattendu.

En parlant de l’inattendu, je n’ai pas parlé d’animaux croisés.

un petit singe sur le chemin du Poço do Diabo un tamandua tetradactyla, extremement rare termitière (dont raffolent les tamandua) beaucoup d’oiseaux

On remonte le Rio Manassaia au propre comme au figuré. Direction le Gruta do Lapão.

Pour y aller il faudra marcher, grimper sur un plateau et marcher. Un panneau sur le chemin indique – entre autres – une jauge : pas plus de 120 personnes par jour et pas plus de 10 personnes par groupe « y compris le guide ».

J’avais expliqué à Serginho que je voulais éviter la foule. Les…

Encore un parc, encore une histoire de diamants. Le parc, c’est par choix, après avoir visité le parc maritime de Fernando de Noronha et vu sa splendeur, la visite du parc terrestre semblait irrésistible. Un nouveau parc donc. Quant au retour sur scène de diamants c’est un heureux hasard.

Chapadas, vue depuis le Morro do Pai Inacio

Les « chapadas » sont des formations géologiques de plateaux élevés, plats et escarpés. Il y en a plusieurs au Brésil (et ailleurs bien sûr). Les Chapadas Diamantinas tirerent leur nom des mines de diamants noirs qui y étaient exploitées au XIXe. Diamants surtout pour des usages industriels et en particulier pour creuser (canal de Panama, métros de Londres et Paris).

Diamants plutôt bruts donc… mais l’enchevêtrement s’accélère et s’amplifie. Par exemple : je suis arrivé tard à la charmante Pousada Canto no Bosque (Chant du Bois), le restaurent n’y est pas ouvert ce soir-là, absence d’une personne. Le cuisinier nettoie et range… au son…

Après cinq jours à découvrir le Brésil par Fernando de Noronha nous voilà au départ pour rejoindre le continent et Salvador di Bahia.

Départ le jeudi à 15h et un début un peu sport : plus de 200 miles nautiques en 24h, au près… donc ça tape un peu, mais très content d’avancer si bien et d’avoir de sympathiques accompagnateurs. Le bateau a accueilli tant d’oiseaux que l’on aurait mérité une plaque de la LPO.

Ces oiseaux ont un vol magnifique

Très peu de moteur, mais vraiment très peu et dès le vent revenu : voiles et une progression agréable à 7/8 noeuds en generale quand ce n’est pas plus soit du vent qui force soit des nuages qui entraînent.

la lune et Venus, un peu flou mais on imagine…

Le samedi soir on voit le halo de lumière de Recife, Venus seule (Saturne  masqué par la lune), Jupiter au zénith suivi par Mars et des planctons bioluminescents qui…

L’ile brésilienne de Fernando de Noronha est au 2/3 une reserve naturelle geré par ICMBio, l’Institut Chico Mendes de Conservation de la Biodiversité, l’administration du ministere brésilien de l’environement.

Le Brésil nous accueille donc avec la mémoire de Chico Mendes, militant et syndicaliste dans un parc naturel d’une grande beauté. Ca comnence tres bien.

Départ Mindelo, jeudi 16 à 15h, mouillage Fernando de Noronha, samedi 25 à 10h, soit 9 jours (8 jours, 20 heures pour être exact) pour rallier l’ile brésilienne depuis le Cap Vert. 

D’abord le bateau qui nous a porté:

le spinnacker du Jumpin’ Jack Flash, un para-sailor le code zéro rose du Jumpin’ Jack Flash,

Le Jumpin’ Jack Flash est un Catana 47 (85/86) équipé de belles voiles envoyées pendant cette traversée au bout de laquelle je ressors avec des perspectives – au sens points de vue – changées, un je-ne-sais-quoi d’experience.

le Jumpin’ Jack Flash

C’est un bateau vraiment agréable et performant, un vrai voilier sous toutes les allures.

Ça peut paraître paradoxal mais pour moi le plus beau de la (haute) mer, c’est le ciel.

coucher de soleil, premier soir de la traversée

Beau de jour comme de nuit, et de nuit la première chose qui m’a frappé au cours de cette traversée est la position des…