Départ Mindelo, jeudi 16 à 15h, mouillage Fernando de Noronha, samedi 25 à 10h, soit 9 jours (8 jours, 20 heures pour être exact) pour rallier l’ile brésilienne depuis le Cap Vert.
D’abord le bateau qui nous a porté:


Le Jumpin’ Jack Flash est un Catana 47 (85/86) équipé de belles voiles envoyées pendant cette traversée au bout de laquelle je ressors avec des perspectives – au sens points de vue – changées, un je-ne-sais-quoi d’experience.

C’est un bateau vraiment agréable et performant, un vrai voilier sous toutes les allures.
Ça peut paraître paradoxal mais pour moi le plus beau de la (haute) mer, c’est le ciel.

Beau de jour comme de nuit, et de nuit la première chose qui m’a frappé au cours de cette traversée est la position des planètes. Ils passent bien haut, quasiment au zénith.



Pendant la traversée beaucoup de ciel bleu, quelques grains et un seul gros orage impressionnant avec une pluie d’éclairs et des trombes d’eau suivie d’un véritable champ de mines de filets derivants nous obligeant à rebrousser chemin et à les contourner pendant des dixaines de miles.
En plein milieu de l’Atlantique, les bateaux de pêche industriels – nous avons croisé et recroisé un japonais et un taiwanais – ne laissent aucune chance à quoi que ce soit. Ni aux poissons ni aux dauphins dont les premiers que nous croiserons ne seront qu’à l’arrivée dans une zone protégée…

Toujours en matiere de croisement, nous avons croisé l’equateur le 23 janvier en plein milieu de journée avec baptême et baignage. Immense.
Nous avons aussi croisé, le lendemain matin au petit jour, en sortie de grain, l’un des bateaux du Vendée Globe qui cherchait visiblement du vent et se dirigait vers la zone nuageuse dont on sortait. Jubilatoire aussi.

Des oiseaux ici et là tout au long du parcours et la chance d’avoir aperçu une frégate belle et élégante.
Arrivée à l’ile de Fernando de Noronha en fin de matinée au nord ouest, face à un piton ressemblant étrangement à un Moai.

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