Une dizaine d’îles, une demi-douzaine de pays, une histoire et des paysages riches… mais pas seulement. Quelques kilomètres carrés pour les plus petites, quelques centaines pour les plus grandes des « Petites Antilles » jusqu’à la Guadeloupe.


Voici la liste des îles où nous sommes passés quelquefois en débarquant, quelquefois juste en mouillant pour la nuit et quelquefois sans s’arrêter.
- Carriacou
- Petite Martinique
- Union
- Mayreau
- Bequia
- Saint Lucia
- Martinique
- Dominique
- Guadeloupe
Carriacou n’est pas bien grande – un peu plus de 30 km2 – et les suivantes sont des confettis (2, 7 et 3 km2 respectivement) mais ce n’est pas la taille qui frappe, c’est le fait qu’elles aient été ravagées par l’ouragan Beryl en 2024.
Arbres, toitures et constructions arrachés; bateaux echoués et sérieusement endommagés quand ce n’est pas tout simplement détruits.



En discutant avec un commerçant d’équipement de bateau à Carriacou, un propriétaire de restaurent à Petite Martinique, l’un des membres d’équipe de nettoyage à Union ou un serveur à Mayreau partout ils vont mettre des années à se reconstruire… et peut-être même pas.
Les tentes estampillées US AID vont manquer (il y en avait) alors que ce n’est jamais qu’un équipement de fortune…
Malgré tout il y a des belles choses, même très belles et un humour que l’on retrouve aussi en remontant.




Le clou du spectacle, dans le bon sens, était sans conteste Salt Whistle bay à Mayreau. Une carte postale, un décor de cinéma…



La petite ile de Mayreau, moins de 3 km2 a été relativement épargnée…

… et cultive aussi une certaine esthétique de la barque.
L’histoire de ces toutes petites îles (Petite Martinique, Union, Mayreau) se confond avec des projets touristiques individuels.
Bequia est la dernière île de l’archipel de Saint Vincent. Un peu plus grande (18 km2) et surtout avec une baie capable d’accueillir du lourd.



Essentiellement des américains.
Hormis ça, l’île comme les autres a des aspects beaux et interessants.




On verra plus loin qu’il y a de multiples liens entre l’Inde et les Caraïbes. Je n’ai pas vu d’autres plaques mentionnant d’autres pays… peut-étre que des projets sont en preparation, qui sait ?
Nous avons passé Saint Vincent sans s’arrêter pour arriver à la baie de la Souffrière à Saint Lucia où nous n’avons pas débarqué, les formalités pouvant être longs.







Deux pitons de plus de 700 mètres, une végétation à couper le souffle, des tortues nagant tranquillement … une merveille. « Decouverte » en 1502 (on devrait bannir ce terme), elle est restée très longtemps sous le controle des Caraïbes. L’île est grande (610 km2) escarpée (mont Gimie de 939 mètres) et ce n’est qu’à partir du milieu du XVIIe siècle que les anglais et français vont se l’approprier (et encore, par un accord diplomatique signé par les francais pas par une victoire militaire) et ensuite se l’arracher 14 fois.
Je ne savais pas qu’il y avait eu des Caraïbes… et encore moins qu’ils aient résisté plus de 150 ans aux colons.

Décidément un endroit à découvrir (vraiment).
A partir de là cap sur la Martinique et le port du Marin, le plus grand port de plaisance des Petites Antilles (800 bateaux).
Lorsqu’on arrive par le sud et par la mer … des Caraïbes (et non par l’océan Atlantique) on est accueilli par un bateau anglais. Plus precisement par un rocher que les anglais ont dénommé HMS Diamant Rock (navire de sa majesté rocher du diamant) en vertu du fait qu’elle fut imprenable pendant 17 mois au cours desquels ses canons pilonnaient les navires français.


Le port du Marin est un arrêt pratique, à l’abri, avec tout ce qu’il faut… rien de plus à en dire, du moins pour ce que j’ai pu en voir.



Avant de partir je n’avais pas trouvé de gants pour la voile en remplacement des miens (inconfortables). J’avais pris des gants de vélo, détruits dès le premier jour. On m’a prêté des gants de jardinage que j’ai usé au-delà de la corde. Remplacés au Marin.
On a remonté la côte de la Martinique pour visiter Saint Pierre, ville qui ne s’est jamais remise de l’éruption du mont Pelée de 1902 qui tua plusieurs dizaines de milliers d’habitants.












La ville a quelques jardins urbains, quelques vestiges, une cathédrale nickel, un marché dans un état raisonnable et à côté un gros ponton tout neuf.
La gare routière de la ville est place de l’Aurelie, bateau de sinistre mémoire puisqu’il transportait des travailleurs indiens enrollés et endettés vers les antilles françaises. Il y a une plaque commémorative de 2023 pour marquer le 170e anniversaire de sa première livraison car il y en a eu d’autres. Des dizaines de milliers depuis la région de Pondecherry pendant 30 ans…. pour les besoins des colons suite à l’abolition de l’esclavage.


Des colons qui avaient pactisés avec les anglais 60 ans plus tôt pour se soustraire aux revolutionnaires qui voulaient abolir l’esclavage. La Martinique est donc devenu anglais le temps du traité de Whitehall et l’esclavage n’y a pas été abolie par la revolution contrairement au Guadeloupe.
Et ça, je ne le savais pas non plus. Faut dire que je n’ai pas fait toute ma scolarité en France donc j’ai des lacunes… Passons.
Voyager forme la jeunesse. Faudrait voyager plus.
Après Saint Pierre, nous avons quitté la Martinique et remonté la côte de la Dominique où nous avons vu une chose extraordinaire qu’aucun de nous n’avait vu auparavant : un arc en ciel non de la pluie mais de l’écume…

Ensuite on s’est posé dans la baie de Portsmouth au nord, pour se mettre à l’abri…. et après un tremblement de terre au large quelques jours avant, cette nuit-là il a soufflé un vent infernal.


La suite en Guadeloupe est une autre histoire.
Super intéressant comme toujours. photos et explications au top!
Même si on a fait toute sa scolarité en France, on a pas mal de lacunes concernant les DOM-TOM.
Magnifique photos!
génial Peter. Merci merci. Passionnant
magnifique, une vision differentes de toutes ces îles .
photos superbes🤩