Encore un parc, encore une histoire de diamants. Le parc, c’est par choix, après avoir visité le parc maritime de Fernando de Noronha et vu sa splendeur, la visite du parc terrestre semblait irrésistible. Un nouveau parc donc. Quant au retour sur scène de diamants c’est un heureux hasard.

Les « chapadas » sont des formations géologiques de plateaux élevés, plats et escarpés. Il y en a plusieurs au Brésil (et ailleurs bien sûr). Les Chapadas Diamantinas tirerent leur nom des mines de diamants noirs qui y étaient exploitées au XIXe. Diamants surtout pour des usages industriels et en particulier pour creuser (canal de Panama, métros de Londres et Paris).
Diamants plutôt bruts donc… mais l’enchevêtrement s’accélère et s’amplifie. Par exemple : je suis arrivé tard à la charmante Pousada Canto no Bosque (Chant du Bois), le restaurent n’y est pas ouvert ce soir-là, absence d’une personne. Le cuisinier nettoie et range… au son (à fond) de Gimme Shelter. Je vais le voir et explique (bredouille serait plus approprié) que j’arrive d’un bateau nommé Jumpi’ Jack Flash… Bref, ça crée tout de suite des sourires et des entendus au-delà de la langue mal parlée.
Déjà, au départ ça commençait bien. L’avenue principale pour aller à l’agence de location de voitures – le parc de Chapadas Diamantinas est à plus de 5 heures de route de Salvador – porte le nom d’une révolutionnaire : Anita Garibaldi. On en apprend tous les jours et ça fait plaisir.
Entre le délai à l’agence de location, des embouteillages pour travaux et à cause d’un accident, le manque de ré-zoo et un peu d’embrouille de Google maps, je suis arrivé à la tombée de la nuit. Coup de chance et état d’esprit du lieu : au centre du village de Lençois – prononciation « laine-soy-ce » – on me conseille de louer un moto taxi et de le suivre jusqu’au Pousada. Je n’aurai jamais trouvé sans, encore moins dans le noir.
Au matin, après avoir discuté avec le cuisinier la veille : Le Pouseda est tenu par une allemande charmante depuis 15 ans (si ce n’est plus), elle y a installé – en particulier – un jardin médicinal biodynamique. Elle me montre quelques plantes (canelle, tea tree, gingembre, café, cacao…) pendant que j’attends un premier guide (que je ne prendrai pas).

Son parc dans le parc et plein de fruits, de baies…
J’en passe.
Le plus important : après un quiproquo d’un heureux dénouement je me suis retrouvé avec un homme étonnant comme guide inpromptu. D’une grande intelligence et sensibilité, il aime et connait le parc comme sa poche. Privilège énorme, il m’a fait découvrir les Chapadas Diamantinas pendant les 4 jours de mon séjour.
Je n’aurais pas pu avoir meilleure porte d’entrée au Brésil.
Nous avons commencé par un classique. Le Poço do Diabo




Le « bassin » du diable est en plein dans l’ancienne zone minière… le village de Lençois (les draps) tire d’ailleurs son nom de la ruée aux diamants noirs, les tentes des mineurs ressemblant à des draps.
Après, nous sommes montés au Morro do Pai Inacio pour y regarder le coucher de soleil.




Serginho, le guide, avait apporté des sandwichs et des sucrés (bruts) meilleurs que du nougat.. . dégusté avec un petit café chaud.
Fin de la première journée, déjà très haut et ça ne fait que commencer.
Deuxième jour, on commence par le Rio Mandassaia. J’ai l’impression de rentrer dans une cité abandonnée, une cathédrale monumentale… de nouveau un cours d’eau à sec. Petit à petit des traces, des soupçons d’eau.




La suite dans un prochain poste…
So happy to see you happy. Oui, c’est plus sympa quand on te voit un peu. On a l’impression d’être avec toi.
Et les moustiques ? Ca va ?
Better than happy and insects in general are sometimes quite surprising and interesting. Mosquitoes are in particular only a very slight distraction.