Avant de partir, mais déjà ailleurs, je suis allé voir le film Diamant brut au Brady dans le 10e.

Le film fait le lien entre les « réseaux sociaux » et la « télé réalité », celui d’abord d’une grande violence sociale mais aussi – en creux – celui des distorsions du langage, les fictions idéologiques utilisées lors de transformations des rapports sociaux.
En l’occurrence la notion d’influenceur qui – lorsqu’elle est redressée – relève plus de l’influencé que de l’inverse. En effet, Liame, le personnage principal, cherche totalement à se conformer à une image qu’elle se fait du pouvoir et non à conformer d’autres à la sienne. Elle n’est donc pas tant une « influenceuse » qu’une influencée.
Et ces influencés sont récompensés pour leur docilité. La réalité apparaît pour ce qu’elle est lorsque elle est débarrassée de ces fictions.

Il en va de même pour les « réseaux sociaux » et la « télé réalité ». Des inversions de sens.
Il est intéressant de noter que ce premier long métrage de la réalisatrice Agathe Riedinger développe son premier court métrage. Un tissage au long cours donc. Tout cru.
Vivre sa vie en limitant les influences négatives ou aliénantes pour
arriver à être heureux et à profiter de cette chance (mathématiquement
impossible) d’exister quelques dizaines d’années pour partager un peu
d’amour et de joie.
What a challenge!
Signé : Le Rebelle